L’année 2025 se distingue par une conjoncture exceptionnellement favorable pour les éleveurs laitiers français. La hausse marquée des prix du lait et de la viande bovine, combinée à une augmentation des volumes produits, à une baisse des coûts des intrants et de l’énergie et à des conditions climatiques globalement favorables, a permis d’améliorer nettement les revenus. Le revenu moyen des éleveurs Inosys atteindrait ainsi 57 800 € par UMO exploitant, un record sur dix ans…
Les exploitations de plaine, plus productives et souvent plus capitalisées, profitent davantage de cette conjoncture. Les hausses de revenus sont néanmoins remarquables dans les élevages ou dans les filières qui misent sur des stratégies plus autonomes et résilientes…
Pour compenser la baisse de main-d’œuvre, les éleveurs font de plus en plus appel à l’automatisation (près de 24% des installations de traite sont désormais robotisées) et aux nouvelles technologies. Cette tendance n’est pas sans conséquence sur le coût de production du lait. Ces six dernières années, la charge cumulée des bâtiments, installations et mécanisation du coût de production est passée de 225 €/1 000 l, en 2019 à 288 €/1 000 l en 2024 (source OFPM – Inosys Réseaux d’élevage)…
Les investissements se sont même accélérés les deux dernières années portés par la bonne conjoncture. Pour témoin, dans les fermes du réseau Inosys Bovins Lait, les amortissements des investissements bâtiments et installations d’élevage, qui traduisent l’augmentation des investissements, ont augmenté de 13% entre 2023 et 2024…
Source Idele-Inosys : Dossier annuel Bovins lait, Année 2025 – Perspectives 2026
https://idele.fr/detail-article/dossier-annuel-bovins-lait-annee-2025-perspectives-2026